Somira Écrire à Camille

Table

Une salle sur Kervégan, pas une vitrine

Sonnette du fond, premier étage. Huit chaises qui ne reculent pas vers le mur « pour la photo ». L’eau est dans le couloir. 8 rue Kervégan, 44000 Nantes. Dimanche fermé. Août, une quinzaine fermée. S’il pleut, venez : la feuille n’a pas besoin du soleil.

Le mercredi, Julien ouvre à 18 h 30. Le samedi à 10 h. Qui arrive en retard entre sans couper le dessin : s’assoit, prend la feuille déjà imprimée, écoute. Qui part tôt laisse le cahier ouvert : Camille ne le photographie pas. Pas de badge. Pas d’émargement numérique. Votre nom, celui que vous avez écrit à Camille, et une chaise.

Huit places. S’il y en a neuf, on n’ajoute pas la neuvième chaise pour une image. Julien ouvre une autre date. La salle n’est pas un plateau. Les chaises restent où elles sont même si la pièce « fait vide » : huit est le nombre, pas un maximum à pousser.

Pas d’armoire d’écrans. Une craie, du papier, une carafe. Le réseau existe, mais les vingt premières minutes vous ne l’utilisez pas. Une prise est sous la table ; ce n’est pas une invitation à brancher une plateforme. Somira n’exécute rien depuis cette pièce.

Autour : le quai, le tram, les vitrines du Bouffay. Ce n’est pas un campus. C’est Nantes. Qui vient de Saint-Nazaire ou de Rezé prend la même sonnette. Le produit s’appelle Somira. L’adresse aussi : 8 rue Kervégan.

Qui ouvre la porte