Somira Écrire à Camille

Gens

Deux noms, une porte

Somira n’est pas un desk. Nous sommes Camille Fauré, Julien Kermarrec, huit chaises et deux fils. Le produit s’appelle Somira. Nous ne gérons pas de compte. Nous ne commentons pas un titre à exécuter.

Camille Fauré

Lit les lettres. Ne vend pas la liste. S’il reste une chaise, elle écrit. Sinon, elle écrit quand même : une autre date, ou un non. Elle tient le cahier. Elle ne répond pas à « que faire lundi ». Elle répond à une phrase tordue, si vous la lui envoyez.

Camille tient aussi le calendrier des huit chaises. Ce n’est pas un secrétariat de vente. Elle n’appelle pas pour « conclure ». Si vous avez écrit lecture et que le mercredi est plein, elle dit le mercredi d’après. Si vous collez dix noms, elle demande le vôtre seulement.

Julien Kermarrec

Ouvre mercredi et samedi. Garde la craie. Enlève les nombres de la feuille. Vit à Nantes. Il ne gère pas de compte pour vous. Il ne « suit » pas vos écrans à la maison. Quand la séance finit, le tableau s’efface.

Julien parle peu au début. Il dessine. Puis il demande ce que vous voyez. Si vous répondez avec un jargon de plateforme, il attend. Si vous répondez avec une phrase sur le plein et le vide, il continue. Pas de micro. Une table.

Dans la pièce

On ne filme pas sans le dire. On n’enregistre pas la voix des autres. Il n’y a pas de discussion de cours où coller des captures. Si vous voulez revoir un dessin, vous le refaites à la main. Plus lent. Ça reste. Qui vient une fois et ne revient pas n’est pas relancé. La chaise redevient libre.

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